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Accueil ›Manifestations en Bolivie : Sainte Alliance du syndicalisme et de la répression bourgeoise contre les luttes ouvrières
La répression du mouvement social en Bolivie démontre une offensive grandissante de la bourgeoisie latino-américaine contre la classe ouvrière. Les récentes élections en Amérique latine en témoignent. Au Pérou, puis en Colombie, deux candidats d'extrême droite, inféodés à Trump et aux États-Unis, partisans d'une politique autoritaire et répressive, ont remporté les élections face aux candidats de gauche. La bourgeoisie ne se satisfait plus des compromis avec la classe ouvrière pour maintenir la stabilité sociale. Au contraire, elle intensifie la guerre de classe contre le prolétariat afin de redresser le taux de profit, et notamment contre ses couches les plus exploitées : les immigrés. Comme le développe cet article, nul espoir ne peut être porté dans la gauche bourgeoise, dont le programme ne diffère en rien de celui de ses adversaires. Seule la lutte de classe du prolétariat permettra de mettre un terme aux attaques anti-ouvrières qui vont se multiplier dans toute l'Amérique Latine dans les prochains mois.
Pendant plus d’un mois, la Bolivie a été le théâtre de manifestations de grande ampleur : blocage des principaux axes routiers et voies de communication, marches quasi-quotidiennes dans les rues de La Paz et d’El Alto, mouvements de grève touchant les principaux secteurs économiques, affrontements violents avec les forces de police et l’armée, n’hésitant pas à recourir à la dynamite. Elles ont regroupé divers secteurs du monde du travail, notamment les travailleurs de la santé et de l’éducation, les travailleurs informels et les mineurs, ainsi que des paysans pauvres et cocaleros (1), souvent d’origine autochtone.
Ces mobilisations, portées à l’origine par des revendications salariales, sont parvenues à paralyser partiellement l’économie de la Bolivie, déjà fragilisée par le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz. La Bolivie, comme d’ailleurs toute l’Amérique latine, demeure largement dépendante de ces approvisionnements pour répondre à ses besoins en carburant. La fermeture du détroit par l’Iran a rapidement entraîné des pénuries et une hausse des prix, attisant un mécontentement populaire qui s’exprimait déjà de manière latente depuis plusieurs années.
L’échec du modèle néolibéral bolivien
Depuis 2023, la Bolivie connaît une sévère crise économique, caractérisée par le reflux des réserves de devises internationales, notamment le dollar, une forte inflation, et des pénuries grandissantes de biens essentiels comme les combustibles. En réaction, des manifestations ont éclaté contre la politique du président de gauche Luis Arce, membre du Mouvement vers le socialisme (MAS), dauphin de l’ex syndicaliste et dirigeant politique Evo Morales (2006-2019), qui a été incapable de résoudre les difficultés quotidiennes des travailleurs, refusant notamment d’augmenter les salaires ou de limiter la hausse des prix au nom du maintien de la discipline fiscale (2).
Cet échec du MAS à faire face aux conséquences de la crise économique et sociale a logiquement conduit, lors des élections de novembre 2025, à une alternance politique au profit de Rodrigo Paz, démocrate-chrétien de centre-droit. Lors de sa campagne, alors que son adversaire d’extrême droite, Jorge Quiroga, ancien vice-président du dictateur Hugo Banzer, promouvait une politique d’ajustement néolibérale comparable au programme de Milei en Argentine, Rodrigo Paz défendait à l’inverse un « capitalisme pour tous », qui préserverait certains des soi-disant « acquis » de l’ère Morales, et qui mettrait en place des réformes néolibérales « progressives » et « modérées ». Une fois au pouvoir, il a pourtant appliqué exactement la même politique que son adversaire. Son gouvernement, soutenu par un large spectre politique allant du centre-gauche social-démocrate jusqu’à l’extrême droite xénophobe, a largement réduit les dépenses sociales d’environ 30 % ainsi que les subventions sur les carburants, afin de juguler l’inflation dans le cadre d’une « thérapie de choc ». Dans le même temps, il a également supprimé quatre impôts afin de « favoriser l’investissement privé » : l'impôt sur les grandes fortunes, la taxe sur les transactions financières, la taxe sur les jeux de hasard et la taxe sur les promotions d'entreprises (3). Il promettait alors de sortir la Bolivie du marasme économique. Toutefois, avec le choc lié à la guerre au Moyen-Orient, la crise en Bolivie s’est au contraire intensifiée, l’inflation atteignant des niveaux records, tandis que les travailleurs font face à une baisse régulière de leurs revenus, constamment grignotés par la hausse du coût de la vie. De premières manifestations avaient déjà eu lieu en début d’année, lorsque le nouveau président de centre-droit avait voulu mettre en place le décret suprême 5503 qui supprimait les subventions sur les carburants (4).
Mais ces mobilisations ont redoublé d’ampleur à mesure que les conditions de vie du prolétariat et du semi-prolétariat se dégradaient brutalement sous l’effet des répercussions de la crise internationale. Déclenchées à l’occasion des manifestations du 1er mai revendiquant une augmentation des salaires de 20 %, auxquelles le gouvernement répondit par l’envoi de la troupe, elles étaient initialement centrées sur l’amélioration des conditions matérielles immédiates. Rapidement, elles se sont élargies à un ensemble de revendications économiques: défense de la réforme agraire (5), opposition aux coupes budgétaires dans les programmes sociaux ou dans les services publics, opposition aux réductions des subventions aux carburants, rejet des privatisations. Progressivement, ces revendications ont également pris une dimension politique. Il ne s’agissait plus seulement de lutter contre les conséquences sociales des politiques néolibérales, mais de demander la démission du gouvernement et du président Rodrigo Paz, accusés d’être responsable de la mauvaise situation économique. Elles se sont rapidement intensifiées dans les principales villes du pays (Oruro, Cochabamba, La Paz, El Alto, Potosí), regroupant toujours plus de travailleurs et de paysans, qui réclamaient la démission du président par tous les moyens, y compris le recours à l’action directe (6). Si certains, notamment trotskistes, voient dans cette demande une prise de conscience politique des manifestants, elle illustre au contraire la persistance de la mystification démocratique-bourgeoise dans le rang du prolétariat. Quelque soit le gouvernement, de droite comme de gauche, une même politique anti-ouvrière, inféodée au capital, sera mise en place. La crise économique et sociale en Bolivie ne saurait s’expliquer uniquement par la crise internationale ou la politique néolibérale du président actuel. Elle est la conséquence directe des choix économiques de ses prédécesseurs, qui ont poursuivi le développement d’un modèle capitaliste de rente.
« Miracle » ou mirage économique ? La faillite du pseudo-socialisme communautaire
En réalité, cette dégradation de la situation économique s’explique avant tout par la poursuite d’un modèle de rente, mono-exportateur, centré sur la dépendance aux énergies fossiles et aux matières premières. La Bolivie, riche de son sous-sol, notamment en gaz, a longtemps financé son système social par les ressources pétrolières et gazières, en offrant par exemple de larges subventions sur les carburants via les ressources en devises acquises.
Ce modèle développementaliste a permis au départ une amélioration notable de la situation économique et sociale de la Bolivie, certains allant même jusqu’à évoquer un « miracle » économique : chute de l’extrême pauvreté, croissance économique soutenue, augmentation des devises, réduction des déficits et de la dette, baisse du chômage et de l’informalité (7). Ce résultat n’est aucunement le fruit d’un quelconque « socialisme communautaire » professé par le MAS. Nous, communistes, savons que les miracles appartiennent aux crédules qui veulent bien y croire. Ce modèle de développement n’était soutenable que lorsque les devises étaient suffisantes pour parvenir à le maintenir et à stabiliser l’économie. Or, étant donné que les ressources budgétaires de l’État dépendaient exclusivement des ressources pétrolières et gazières, et que celles-ci ont été progressivement épuisées pour financer les subventions aux carburants, ces flux se sont rapidement taris, alimentant l’inflation (8).
Les expériences se succèdent, et avec elles les mêmes échecs. L’ensemble du projet « socialiste » porté par la gauche latino-américaine repose sur l’exploitation des ressources naturelles afin de financer la redistribution et les programmes sociaux. Ce modèle a renforcé la dépendance aux matières premières, dont les prix demeurent intrinsèquement volatils puisqu’ils fluctuent au gré de la demande mondiale. Dès lors, lorsque survient une crise, ce sont toujours les travailleurs qui paient les pots cassés. Le masisme ne fait pas exception à cette règle. Dès son arrivée au pouvoir en 2006, Evo Morales annonce qu’il suivra les recommandations du FMI, appliquera une politique de discipline budgétaire, et négociera avec les entreprises étrangères pour qu’elles puissent continuer à exploiter les ressources du sous-sol bolivien (9). Aucune réforme agraire significative n’a eu lieu, tandis que le gouvernement a poursuivi une politique de « modération salariale », et que les réformes sociales ont été extrêmement modérées et limitées (10). Signe de cette absence de rupture vis-à-vis du modèle néolibéral, plusieurs affrontements ont éclaté tout au long de sa présidence entre une partie combative de la classe ouvrière - opposée à l’alignement de la principale centrale syndicale, la COB (Centrale ouvrière bolivienne), sur le gouvernement masiste - et la police, souvent marqués par une répression féroce, tandis que la centrale a systématiquement joué le rôle de briseurs de grèves, main dans la main avec le gouvernement. Son vice-président, Álvaro García Linera, avait d’ailleurs levé toute ambiguïté quant à l’orientation réelle du MAS dès la campagne électorale de 2005 : « Je [nous] situerais au centre-gauche, car le projet de transformations économiques et sociales que cette organisation souhaite mener à bien ne peut être qualifié ni de communiste, ni de socialiste, ni même de « communautariste » (...) [Nous voulons construire] une sorte de capitalisme andin » (11). L’aveu est limpide. Malgré la phraséologie révolutionnaire et les références permanentes au socialisme, le projet du MAS n’a jamais consisté à abolir l’exploitation capitaliste, mais à la gérer autrement. Le prétendu « processus de changement » se réduisait en réalité à une modernisation du capitalisme bolivien, légitimée par un discours anti-impérialiste parfaitement compatible avec la perpétuation de l’esclavage salarié et de l’accumulation du capital.
L’espoir porté par les secteurs populaires dans la gauche bourgeoise n’est pas un phénomène nouveau. En 2003, des manifestations éclatent lorsque le gouvernement bolivien envisage d’exporter du gaz naturel à l’étranger, au bénéfice exclusif d’entreprises multinationales. Elles conduisent à la démission du président Gonzalo Sánchez de Lozada, qui doit fuir le pays en raison du soulèvement des travailleurs, qui revendiquent la nationalisation du gaz et l’expropriation des entreprises étrangères. Dans un climat quasi-insurrectionnel, le MAS, principal parti d’opposition, passe un accord avec le président par intérim Carlos Mesa afin d’éviter sa démission et retrouver un retour à la normale, en échange de vagues promesses qui ne seront bien évidemment pas respectées par le gouvernement intérimaire. Evo Morales parviendra à canaliser ces colères vers le champ institutionnel, lui permettant d’obtenir la victoire lors des élections générales de 2005.
L’énième trahison du syndicalisme et de la gauche du capital
Le MAS n’est évidemment pas la seule organisation à trahir systématiquement la confiance que lui apporte la classe ouvrière et le semi-prolétariat. La gauche et le syndicalisme bolivien restent caractérisés par une longue série de trahisons du mouvement ouvrier.
En 1952, lors de la prétendue « révolution nationale bolivienne », la COB, alors largement dominée par le Parti Ouvrier Révolutionnaire (POR, trotskiste, dirigé par Juan Lechín et Guillermo Lora) s’allie au MNR, qui représentait la bourgeoisie nationaliste de gauche, pour renverser l’ancienne oligarchie agraire et mettre en place un capitalisme « populaire », promettant une meilleure représentation des ouvriers et paysans et des politiques sociales plus « dignes ». Finalement, la réforme agraire n’a aucunement modifié la structure oligarchique traditionnelle, alors qu’il s’agissait de la principale demande de la paysannerie pauvre, tandis que les grèves de mineurs ont été sévèrement réprimées par le nouveau gouvernement « révolutionnaire », toujours soutenu par la COB et le POR.
Aujourd’hui, la COB préserve ce long héritage de collaboration de classe. Craignant que la contestation ne débouche sur une révolte sociale incontrôlée, elle s’est attachée à en briser la dynamique, s’opposant à la mise en œuvre d’une grève générale pourtant approuvée par sa propre base. Pour mettre un terme au mouvement qui s’enlisait, elle a signé le 19 juin un accord avec le gouvernement, mettant fin aux grèves et aux blocages en échange de la non privatisation de plusieurs entreprises publiques et de la mise en place de « conférences sociales » visant à favoriser le « dialogue social » (12). Une décision perçue par plusieurs secteurs populaires comme étant une « trahison » et une « capitulation » à l’égard du gouvernement (13).
L’extrême gauche du capital n’était évidemment pas en reste. Si le Parti communiste bolivien soutient le MAS, tout comme certaines organisations trotskistes comme le POR et diverses organisations maoïstes, d’autres revendiquent soi-disant une critique plus directe du socialisme communautaire, perçu comme inféodé au « grand capital ». Pourtant, leur programme se résume à une vague imploration à la COB pour qu’elle radicalise ses actions pour « forcer » la démission du président Rodrigo Paz, afin d’appeler à la convocation d’une nouvelle assemblée constituante. Misère de l’interclassisme et du démocratisme ! Ils ne peuvent concevoir ce que signifie l’organisation autonome du prolétariat, eux qui ont toujours été les appendices de la gauche bourgeoise, ses soutiens les plus zélés. Leur programme ne peut être que le suivant : tout dans la COB, rien contre la COB, rien en dehors de la COB. Le nôtre est celui de la révolution sociale et de l’abolition du salariat, le renversement du pouvoir bourgeois, qu’il soit pro-américain ou prétendument « anti-impérialiste ».
La nécessité d’une organisation du prolétariat autonome et indépendante
A l’heure où nous écrivons ces lignes, le mouvement s’est largement essoufflé. Au plus fort de la protestation, l’économie de la Bolivie était entièrement bloquée avec près d’une centaine de points de blocage répertoriés. Aujourd’hui, il n’y en a plus qu’une dizaine (14). Avec l’accord obtenu entre le gouvernement et la COB, seule une petite partie des manifestants ont continué de s’y opposer et de réclamer la démission du gouvernement. Ce dernier a décrété l’état d’exception pour envoyer l’armée supprimer les derniers points de blocage et réprimer les derniers éléments contestataires (15). Quelle meilleure illustration du partage des tâches entre syndicat et gouvernement ? Pour les syndicats, l’abandon en rase campagne des travailleurs en lutte, suscitant la désillusion d’une majorité de participants. Pour le gouvernement, la répression violente des derniers combattants, désormais isolés du reste de la classe. C’est une défaite évidente, mais il est tout aussi évident que les travailleurs boliviens continueront la lutte dans les prochains mois, dans les prochaines années. Ce n’est pas un accord collaborationniste et capitulard qui mettra fin à la lutte de classe et à la dégradation des conditions de vie et de travail du prolétariat.
Le prolétariat bolivien nous a déjà montré historiquement sa force, comme en témoignent les grèves massives de 1984-1985 contre les décrets néolibéraux du président Víctor Paz Estenssoro ou lors de la guerre du gaz de 2003-2005. Mais identifier un ennemi et lutter contre celui-ci ne suffit pas. Si le prolétariat bolivien est conscient de l’antagonisme avec le capital international et ses laquais, il n’a pas encore pris conscience que ses soi-disant alliés servaient en réalité les mêmes intérêts. Leur objectif est de canaliser la contestation pour la détourner au service de leurs propres agendas politiques. Les syndicats, en véritables courroies de transmission du capital, cherchent avant tout à désamorcer la colère sociale afin de sauver un gouvernement en crise et de continuer à négocier le prix de la force de travail, fidèles à leur rôle de chiens de garde de la bourgeoisie. De son côté, Evo Morales exploite le mécontentement populaire dans sa quête obstinée du pouvoir, en mobilisant les secteurs les plus pauvres et marginalisés de la population, nourris par la nostalgie de son mandat et d’une conjoncture économique plus favorable. Dans les deux cas, il s’agit moins de répondre aux aspirations des exploités que de les mobiliser comme forces d’appoint derrière des objectifs de conquête ou de préservation de l’appareil d’État bourgeois.
L’histoire nous montre que ces organisations n’ont jamais lutté réellement pour les conditions de vie et de travail des prolétaires, et encore moins pour leur émancipation. Elles ont, au contraire, toujours constitué le principal obstacle sur cette voie. Elles privilégieront toujours la défense du capital, national comme international, au détriment de la classe ouvrière, car toute action autonome du prolétariat menace directement leurs intérêts, à savoir la stabilisation et la préservation du mode de production capitaliste.
Le piège mortifère et mystificateur auquel est aujourd’hui confronté le prolétariat bolivien, c’est de croire que sa situation s’améliorerait si le président de centre-droit démissionnait et retirait ses décrets honnis. La réalité, c’est qu’il ne fait qu’appliquer la politique dont a besoin la bourgeoisie, tout comme le faisait déjà en son temps Evo Morales puis son dauphin Luis Arce. Qui peut oublier que c’est Morales lui-même qui, en 2010, voulait réduire les subventions sur les carburants pour satisfaire marchés financiers, agences de notation et organisations internationales ? Changer de gouvernement ne changera pas la politique à l’égard de la classe ouvrière, qui est fondamentalement contrainte par les logiques inhérentes au système capitaliste international.
En prenant conscience que ceux qui se présentent comme son allié ne sont en réalité que de faux-amis, prêts à le tromper en toute occasion, le prolétariat devra lutter sur sa propre base programmatique, en toute autonomie et indépendance vis-à-vis des différentes fractions bourgeoises, de gauche comme de droite. La tâche des militants communistes révolutionnaires consiste à développer cette conscience politique et à s'organiser au sein du prolétariat en vue des luttes à venir. Sans une organisation internationale communiste, le prolétariat ne pourra agir en tant que classe consciente de ses intérêts, de ses forces, de son programme historique et de ses méthodes de lutte, les éléments mêmes qui lui ont autrefois permis, selon les mots de Karl Marx, de « monter à l’assaut du ciel ».
Xav22 juin 2026
Notes:
Image: File:Vigilia de la marcha indígena, La Paz 05.jpg upload.wikimedia.org
(1) Producteurs de coca dans les Andes
(2) infobae.com ; infobae.com et elpais.com
(5) Les manifestants s’opposaient notamment à la loi 1720 qui permet une plus grande concentration des terres aux mains d’une petite poignée de propriétaires terriens
(6) izquierdaweb.com et rtve.es
(9) Voir notamment From Rebellion to Reform in Bolivia: Class Struggle, Indigenous Liberation, and the Politics of Evo Morales de Jeffery R. Webber, Haymarket Books, 2011
(10) monde-diplomatique.fr ; Jeffery R. Webber, loc.cit
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