Ce ne sont pas quelques journées d’action qui vont arrêter le rouleau compresseur capitaliste ! La seule réponse à la dégradation de nos conditions de vie, c’est la lutte autonome et organisée du prolétariat !

Nous publions ci-dessous le tract que nous diffuserons à l'occasion de la journée de grève dans la fonction publique du 29 septembre

Nous voilà prévenus. La bourgeoisie cherche désespérément 54 milliards d’euros d’économies pour boucler son budget pour l’année 2027. C’est ce qu’a annoncé en grande pompe le gouvernement Lecornu le 17 septembre dernier. Mais attention, il ne s’agit pas pour autant d’un budget “d’austérité”, mais de “rigueur” et de “justice”, parole de ministre !

La novlangue de la bourgeoisie cache mal la dure réalité à laquelle est aujourd’hui confrontée la classe ouvrière, entre hausse du coût de la vie et baisse des salaires. L’objectif est clair : il s’agit de lui faire payer non seulement la réduction du déficit pour satisfaire marchés financiers et agences de notation, afin de limiter la hausse des taux d’intérêt sur la dette, mais surtout de lui faire accepter ses propres sacrifices au nom de l’intérêt national, celui de la bourgeoisie, à savoir le réarmement et la remilitarisation à marche forcée. C’est dans ce contexte que le budget prévoit une augmentation de plus de six milliards d’euros des dépenses militaires. La bourgeoisie cherche à transformer l’économie française en économie de guerre, avec le soutien de l’ensemble des partis politiques de l’extrême droite à l’extrême gauche, de façon à se préparer aux prochains affrontements inter-impérialistes entre le bloc atlantique et russo-chinois. Nous en voyons les premiers prodromes avec les conflits en Ukraine ou en Iran, manifestations dangereuses de cette marche à la guerre dans laquelle s’engouffrent toutes les bourgeoisies impérialistes, en vue de se repartager les bénéfices à leur avantage.

Face à ces crises, la bourgeoisie veut intensifier les attaques austéritaires contre les travailleurs : gel du point d'indice des fonctionnaires, gel des aides aux logements et de plusieurs prestations sociales, désindexation des retraites, réduction des arrêts maladie et des ruptures conventionnelles, délai de carence pour l’accès des populations immigrées à certaines allocations. C’est que le capital a déjà trop contribué à la solidarité collective d’après ces messieurs : c’est à notre tour désormais de passer à la caisse.

Et voilà que les syndicats, comme à leur habitude, cherchent à cadenasser le mouvement. En proposant des journées de grève symboliques dans la seule fonction publique et quelques manifestations-promenades sans lendemain, isolées du reste de la classe ouvrière en raison de mots d’ordre purement corporatistes, ces organisations divisent la lutte et affaiblissent la classe. La lutte doit se faire en dehors de ces institutions réactionnaires, en s’organisant en Assemblées Générales et en comités de grève, en cherchant à la généraliser et à l’étendre à tous les secteurs autour de mots d’ordre unitaires, comprenant l’ensemble de la classe ouvrière, du public comme du privé.

Nous ne devons pas seulement nous défendre contre les attaques de la bourgeoisie sur les retraites, l’assurance santé ou l’assurance chômage, nous devons surtout reprendre en main nos luttes pour leur imposer un nouveau rapport de force, obtenir la baisse de la durée du travail et la hausse des salaires.

Partout dans le monde, la guerre de classe lancée par la bourgeoisie s’intensifie contre la classe ouvrière. En Allemagne, en Finlande, aux États-Unis, en Argentine, au Canada ou en Belgique, tous les gouvernements, de gauche comme de droite, cherchent à relancer l’économie en sur-exploitant le prolétariat jusqu’à l’os, en ayant comme unique boussole de restaurer la rentabilité du capital.

Mais nous ne nous laisserons pas faire. Face à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, intrinsèquement liée à la crise structurelle du capital, nous devrons résister à ces assauts. En Espagne, les travailleurs d’Airbus montrent la voie en s’affrontant tant au capital qu’aux syndicats collaborationnistes, comme l’ont fait les travailleurs de Bolivie et d’Inde quelques mois plus tôt. Bien que cette reprise reste balbutiante et ne soit pas sans limites, elle montre néanmoins que la classe ouvrière, en tant que classe révolutionnaire, est la seule capable de résister à la décadence du capitalisme et à sa chute dans la barbarie.

Pour se préparer aux futurs affrontements de classe décisifs, nous devons dès aujourd’hui nous organiser et prendre part à la construction du parti international de demain, le parti de classe dont le prolétariat aura besoin pour mener ses combats jusqu’à la victoire. C’est à cette tâche que nous nous attelons, malgré les difficultés, avec la conscience de l’urgence de la situation.

Guerre à la guerre, guerre à la bourgeoisie !

GRI
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Monday, September 28, 2026