La chute du taux moyen de profit, la crise et ses conséquences

Les rapports de production capitalistes sont basés sur la loi fondamentale: la création de plus-value pour la réalisation du profit. Le rapport inégal entre capital et travail ne se limite pas seulement à fournir un profit, mais le maximum de profit possible. Dans ce rapport, le profit maximum n’est possible que grâce à la reproduction élargie sur la base de l’augmentation de l’exploitation de la force de travail, l’augmentation du taux de plus-value. Il s’ensuit que le processus d’accumulation, la concentration des moyens de production et la centralisation du capital financier en sont les conséquences naturelles.

Dans la phase initiale de développement du capitalisme, le but est atteint en étendant jusqu’aux limites des possibilités humaines, la journée de travail. La plus-value absolue fut, essentiellement, la base de la maximalisation du profit. La journée de travail a ainsi atteint plus de 16 heures en Angleterre et dans les principaux pays industrialisés.

Onorato Damen: 30ème anniversaire de sa mort

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4 décembre 1893 — 14 octobre 1979

Onorato Damen était une des figures les plus représentatives et prestigieuses de la Gauche Communiste Internationale. Déjà très jeune il a lutté contre le révisionnisme du PSI et l’opportunisme de Turati, Trèves et Modigliani. Durant la Première Guerre mondiale il a été envoyé sur le front, et pour ses actions et paroles il s’est retrouvé en prison pendant 2 ans pour «insultes publiques contre les institutions, incitation à la désertion et dénonciation de la nature impérialiste de la guerre». Ensuite, pour ses actions en faveur des travailleurs, il est à nouveau arrêté en 1921.

La grève générale de Seattle de 1919

Une page de la lutte ouvrière

Il y a 90 ans déjà qu’a eu lieu la grève générale de Seattle au mois de février 1919. L’année 1919 avait connu le plus grand nombre de grèves de l’histoire à l’exception de 1946. Cette grève est partie prenante de la vague révolutionnaire mondiale qui suivit la Première Guerre mondiale. Alors que, durant la guerre, les ouvriers des chantiers maritimes de Seattle subirent un gel des salaires, leurs syndicats et leurs partis «représentatifs» ne firent rien pour cause d’Union sacrée. Le modèle suivi par l’American Federation of Labor à cette époque, tout comme le Congress of Industrial Organizations dans les années 30, fut d’imposer la discipline du travail avec l’engagement à ne pas recourir à la grève durant la guerre impérialiste, en échange notamment de leur reconnaissance en tant que représentants des travailleurs et des travailleuses. Ainsi, l’attitude des syndicats a participé ainsi à la boucherie guerrière et impérialiste.

La fondation de l’Internationale communiste en 1919

Une nouvelle époque est née. Époque de désagrégation du capitalisme, de son effondrement intérieur. Époque de la révolution communiste du prolétariat… (la classe ouvrière) doit instituer l’ordre véritable, l’ordre communiste. Elle doit briser la domination du capital, rendre les guerres impossibles, effacer les frontières entre les États, transformer le monde en une vaste communauté travaillant pour elle-même, réaliser la solidarité fraternelle et la libération des peuples. (1)

Il y a 90 ans, la plateforme de la Troisième Internationale saluait de cette façon le monde. Si la Révolution russe ne nous avait légué rien d’autre, ce fait d’arme justifierait à lui seul le fondement de sa commémoration. Une telle déclaration scandalise t-elle les anarchistes, les conseillistes et les soi-disant «communistes libertaires»? Comment, se demandent-ils, pouvons-nous trouver quoique ce soit de positif provenant de la révolution bolchevique?

Notre réponse comporte deux volets.

Les syndicats toujours plus contre les luttes ouvrières

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En période de crise économique comme pendant la guerre les syndicats soutiennent encore plus fortement la bourgeoisie jusqu’à réaliser «l’union nationale».

20 ans après la chute du Mur de Berlin

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Les tensions entre les Etats impérialistes sont toujours aussi présentes

Nous n’allons pas sombrer dans les commémorations faciles et imposées par la bourgeoisie internationale qui se félicite à bon compte de la disparation du mur de Berlin qu’elle avait créé quand cela l’arrangeait. De même nous n’allons pas nous enthousiasmer de l’effondrement du bloc impérialiste de l’Est. Les champions du «libéralisme» n’ont pas à se réjouir trop vite de la disparition d’un de leurs rivaux et devraient être plus modestes du fait de la crise économique qui signe la faillite de leur modèle. D’ailleurs la bourgeoisie a recréé encore de nombreux murs entre les USA et le Mexique par exemple ou entre Israël et la Palestine et à Chypre entre les turcs et les grecs.

La crise et la spéculation sur les matières premières et alimentaires

Les vautours capitalistes à la curée. Vous avez dit «moralisons le capitalisme»?

(Dans le numéro 8 de mai 2008 nous avions fait état des émeutes de la faim et déjà de la spéculation effrénée sur le blé, le soja, le maïs et le riz. Ce n’était qu’un début. Le capitalisme continue sa danse macabre qui affame les populations des pays sous développés. Une étude plus poussée et plus globale sur la question alimentaire, la politique des trusts de l’alimentation (Monsanto, Veolia, etc..) et sur la surexploitation des sols rendrait compte des méfaits du capitalisme sur la planète ce qui permettrait également de dénoncer les campagnes des “verts” et écolos de tous poils qui amusent la galerie.

2010. Pire que 1929!

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La crise économique du capitalisme s’approfondit. Le prolétariat va, une nouvelle fois, en payer les conséquences.

Comme jamais la bourgeoisie n’a joué de tous ses pouvoirs idéologiques, des médias ainsi que de toutes ses officines «scientifiques» et surtout sans aucune discordance entre ses différentes fractions. C’est ainsi que nous avons été matraqués par ses «informations» à sensation et ses «gadgets» futiles mais drôlement utiles pour occuper le terrain et pour masquer la réalité et l’ampleur de la crise économique. Et en cela on se demande si elle n’est pas arrivée à s’auto mystifier en nous racontant, ces derniers mois, que la crise était «derrière nous».

L’affolement qui a suivi la crise de liquidité de Dubaï en est le signe et l’exemple le plus tangible que tout cela est faux et de la réalité de la crise économique historique qui secoue le capitalisme tout entier.

L'Europe

Le refus de la nouvelle constitution européenne au référendum français du 29 mai est un événement important qu’il importe de bien comprendre. La construction de l’Europe répond à des impératifs économiques clairs. La classe dominante européenne a besoin de plus d’intégration économique pour augmenter le volume des échanges commerciaux et sa capacité de générer des profits. Elle a aussi besoin de diminuer ses coûts d’opération directs (les conditions de travail) et indirects (les programmes sociaux). Puisque le projet européen est un outil pour répondre à ses impératifs, la défaite du camp du oui à ce référendum n’arrêtera pas le processus en ce qui concerne ses objectifs principaux.

Cependant, des divergences existent sur l’étendue nécessaire et la stratégie à employer en ce qui a trait à la question de la restriction des conditions de vie et de travail du prolétariat européen.

Le Bureau International pour le Parti révolutionnaire devient la Tendance Communiste Internationaliste

Rapport de la réunion du BIPR du 26 et 27 Septembre 2009 à Milan

Lorsque le Bureau a été fondée en 1983-84 nous avons posé des lignes directrices claires auxquelles nous avons adhéré jusqu’à ce jour.

  1. Nous ne sommes pas le parti, ni même sa préfiguration, mais une organisation à laquelle ceux et celles qui souhaitent faire partie de la lutte pour un futur parti international et centralisé de la classe ouvrière puissent adhérer, pour combattre, discuter et travailler ensemble vers cet objectif. Nous nous attendions à ce que des mouvements plus larges de la classe ouvrière suscitent la création de nouvelles organisations de classe avec de nouvelles contributions et questions même si celles-ci auraient inévitablement entraîné beaucoup de confusions et de défis.

FIAT: Manifestation contre les syndicats à Turin

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Au cours des manifestations du samedi 16 mai des travailleurs de FIAT pour la défense de leurs emplois et de leur avenir, la colère des travailleurs de Pomigliano et de Nola a explosé. Après une dure lutte ignorée par les medias, ces derniers avaient été déplacés dans un «département marginal» suite à un accord signé entre FIAT et les syndicats (1). La situation a aujourd’hui empiré et l’usine entière de Pomigliano pourrait fermer, résultat de la crise dans le secteur automobile et de l’importante restructuration des opérations de Marchionne et associés. Aujourd’hui, tous les travailleurs de FIAT et ceux de leurs filiales, n’ont aucune garantie d’emploi tout comme dans le futur pour la classe ouvrière italienne et mondiale.

Thèses sur le syndicat aujourd'hui et l'action communiste

Dans l’actuelle phase de décadence de la société capitaliste, le syndicat est appelé à être un instrument essentiel de la politique de préservation du capitalisme et par conséquent à assumer des fonctions précises d’organisme d’État.

Conférence du Partito Comunista Internazionalista sur les syndicats, 1947

Thèse no 1

*L’assujettissement et l’intégration du syndicat dans l’État capitaliste est un fait achevé et irréversible.

Thèses sur les tactiques communistes dans les pays de la périphérie capitaliste

Préambule

Avec la domination universelle du capital sur la société, le prolétariat est devenu une classe universelle. Ceci est confirmé par les deux caractéristiques fondamentales du terme “prolétariat”: une classe en soi et une classe pour soi.

En tant que classe en soi — c’est-à-dire, élément variable du capital dans le processus de production et de reproduction — le prolétariat suit le destin du capitalisme international. À cette époque avancée de l’impérialisme, ce destin a maintenant été atteint: la domination absolue dans chaque coin de la planète.

L’Iran à la croisée des chemins

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Les rivalités bourgeoises et la réorganisation des alliances impérialistes à la base de la crise iranienne

Alors que nous écrivons ces lignes, des manifestations ont lieu à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes et elles sont brutalement réprimées par la police avec l’aide de forces paramilitaires (des Basij : un type de milice incorporée dans les Pasdarans, les Gardiens de la révolution). Conséquemment il est encore difficile d’anticiper où mèneront ces événements.

Québec Solidaire et Socialist Project

À la rescousse du capitalisme!

Le Fonds Monétaire International prévoit une chute de l’économie mondiale de 1,3% en 2009 et décrit la crise actuelle de «récession mondiale la plus profonde depuis la Grande Dépression». C’est la même institution qui au mois d’octobre prévoyait plutôt une hausse de l’économie de l’ordre de 3%. Elle s’est manifestement trompée sur les chiffres, mais nous ne croyons pas qu’elle se trompe beaucoup sur l’importance de la crise actuelle. Selon Martin Wolf, un chroniqueur au Financial Times : «Aux États-Unis, le déclin de la production manufacturière se compare à celui de la Grande Dépression. La production manufacturière du Japon a déjà chuté presque autant que les États-Unis durant les années 30. La désintégration du système financier est possiblement pire qu’elle ne l’était à cette époque».

Mais ce constat de l’état de l’économie mondiale n’est pas partagé par tout le monde.

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