20 ans après la chute du Mur de Berlin

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Les tensions entre les Etats impérialistes sont toujours aussi présentes

Nous n’allons pas sombrer dans les commémorations faciles et imposées par la bourgeoisie internationale qui se félicite à bon compte de la disparation du mur de Berlin qu’elle avait créé quand cela l’arrangeait. De même nous n’allons pas nous enthousiasmer de l’effondrement du bloc impérialiste de l’Est. Les champions du «libéralisme» n’ont pas à se réjouir trop vite de la disparition d’un de leurs rivaux et devraient être plus modestes du fait de la crise économique qui signe la faillite de leur modèle. D’ailleurs la bourgeoisie a recréé encore de nombreux murs entre les USA et le Mexique par exemple ou entre Israël et la Palestine et à Chypre entre les turcs et les grecs.

La crise et la spéculation sur les matières premières et alimentaires

Les vautours capitalistes à la curée. Vous avez dit «moralisons le capitalisme»?

(Dans le numéro 8 de mai 2008 nous avions fait état des émeutes de la faim et déjà de la spéculation effrénée sur le blé, le soja, le maïs et le riz. Ce n’était qu’un début. Le capitalisme continue sa danse macabre qui affame les populations des pays sous développés. Une étude plus poussée et plus globale sur la question alimentaire, la politique des trusts de l’alimentation (Monsanto, Veolia, etc..) et sur la surexploitation des sols rendrait compte des méfaits du capitalisme sur la planète ce qui permettrait également de dénoncer les campagnes des “verts” et écolos de tous poils qui amusent la galerie.

2010. Pire que 1929!

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La crise économique du capitalisme s’approfondit. Le prolétariat va, une nouvelle fois, en payer les conséquences.

Comme jamais la bourgeoisie n’a joué de tous ses pouvoirs idéologiques, des médias ainsi que de toutes ses officines «scientifiques» et surtout sans aucune discordance entre ses différentes fractions. C’est ainsi que nous avons été matraqués par ses «informations» à sensation et ses «gadgets» futiles mais drôlement utiles pour occuper le terrain et pour masquer la réalité et l’ampleur de la crise économique. Et en cela on se demande si elle n’est pas arrivée à s’auto mystifier en nous racontant, ces derniers mois, que la crise était «derrière nous».

L’affolement qui a suivi la crise de liquidité de Dubaï en est le signe et l’exemple le plus tangible que tout cela est faux et de la réalité de la crise économique historique qui secoue le capitalisme tout entier.

L'Europe

Le refus de la nouvelle constitution européenne au référendum français du 29 mai est un événement important qu’il importe de bien comprendre. La construction de l’Europe répond à des impératifs économiques clairs. La classe dominante européenne a besoin de plus d’intégration économique pour augmenter le volume des échanges commerciaux et sa capacité de générer des profits. Elle a aussi besoin de diminuer ses coûts d’opération directs (les conditions de travail) et indirects (les programmes sociaux). Puisque le projet européen est un outil pour répondre à ses impératifs, la défaite du camp du oui à ce référendum n’arrêtera pas le processus en ce qui concerne ses objectifs principaux.

Cependant, des divergences existent sur l’étendue nécessaire et la stratégie à employer en ce qui a trait à la question de la restriction des conditions de vie et de travail du prolétariat européen.

Le Bureau International pour le Parti révolutionnaire devient la Tendance Communiste Internationaliste

Rapport de la réunion du BIPR du 26 et 27 Septembre 2009 à Milan

Lorsque le Bureau a été fondée en 1983-84 nous avons posé des lignes directrices claires auxquelles nous avons adhéré jusqu’à ce jour.

  1. Nous ne sommes pas le parti, ni même sa préfiguration, mais une organisation à laquelle ceux et celles qui souhaitent faire partie de la lutte pour un futur parti international et centralisé de la classe ouvrière puissent adhérer, pour combattre, discuter et travailler ensemble vers cet objectif. Nous nous attendions à ce que des mouvements plus larges de la classe ouvrière suscitent la création de nouvelles organisations de classe avec de nouvelles contributions et questions même si celles-ci auraient inévitablement entraîné beaucoup de confusions et de défis.

FIAT: Manifestation contre les syndicats à Turin

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Au cours des manifestations du samedi 16 mai des travailleurs de FIAT pour la défense de leurs emplois et de leur avenir, la colère des travailleurs de Pomigliano et de Nola a explosé. Après une dure lutte ignorée par les medias, ces derniers avaient été déplacés dans un «département marginal» suite à un accord signé entre FIAT et les syndicats (1). La situation a aujourd’hui empiré et l’usine entière de Pomigliano pourrait fermer, résultat de la crise dans le secteur automobile et de l’importante restructuration des opérations de Marchionne et associés. Aujourd’hui, tous les travailleurs de FIAT et ceux de leurs filiales, n’ont aucune garantie d’emploi tout comme dans le futur pour la classe ouvrière italienne et mondiale.

Thèses sur le syndicat aujourd'hui et l'action communiste

Dans l’actuelle phase de décadence de la société capitaliste, le syndicat est appelé à être un instrument essentiel de la politique de préservation du capitalisme et par conséquent à assumer des fonctions précises d’organisme d’État.

Conférence du Partito Comunista Internazionalista sur les syndicats, 1947

Thèse no 1

*L’assujettissement et l’intégration du syndicat dans l’État capitaliste est un fait achevé et irréversible.

Thèses sur les tactiques communistes dans les pays de la périphérie capitaliste

Préambule

Avec la domination universelle du capital sur la société, le prolétariat est devenu une classe universelle. Ceci est confirmé par les deux caractéristiques fondamentales du terme “prolétariat”: une classe en soi et une classe pour soi.

En tant que classe en soi — c’est-à-dire, élément variable du capital dans le processus de production et de reproduction — le prolétariat suit le destin du capitalisme international. À cette époque avancée de l’impérialisme, ce destin a maintenant été atteint: la domination absolue dans chaque coin de la planète.

L’Iran à la croisée des chemins

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Les rivalités bourgeoises et la réorganisation des alliances impérialistes à la base de la crise iranienne

Alors que nous écrivons ces lignes, des manifestations ont lieu à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes et elles sont brutalement réprimées par la police avec l’aide de forces paramilitaires (des Basij : un type de milice incorporée dans les Pasdarans, les Gardiens de la révolution). Conséquemment il est encore difficile d’anticiper où mèneront ces événements.

Québec Solidaire et Socialist Project

À la rescousse du capitalisme!

Le Fonds Monétaire International prévoit une chute de l’économie mondiale de 1,3% en 2009 et décrit la crise actuelle de «récession mondiale la plus profonde depuis la Grande Dépression». C’est la même institution qui au mois d’octobre prévoyait plutôt une hausse de l’économie de l’ordre de 3%. Elle s’est manifestement trompée sur les chiffres, mais nous ne croyons pas qu’elle se trompe beaucoup sur l’importance de la crise actuelle. Selon Martin Wolf, un chroniqueur au Financial Times : «Aux États-Unis, le déclin de la production manufacturière se compare à celui de la Grande Dépression. La production manufacturière du Japon a déjà chuté presque autant que les États-Unis durant les années 30. La désintégration du système financier est possiblement pire qu’elle ne l’était à cette époque».

Mais ce constat de l’état de l’économie mondiale n’est pas partagé par tout le monde.

Le capitalisme n’a pas d’avenir

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Fini le temps des sacrifices — Organisons-nous et luttons pour un monde meilleur!

Déclaration du Bureau International pour le Parti Révolutionnaire, 1er mai 2009

C’est leur crise

Ce premier mai arrive dans une période de crise dramatique pour la classe ouvrière mondiale. En seulement trois mois, 50 millions de personnes ont perdu leurs emplois à travers le monde. Aux États-Unis, 32,2 millions de personnes, soit plus de 10% de la population ont maintenant recours à des bons alimentaires pour pouvoir manger à leur faim ($83.00 US par mois). Cette crise est beaucoup plus que la crise du capitalisme déréglementé. C’est la crise capitaliste la plus profonde depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ayant éclaté dans la sphère financière, ses répercussions sur l’économie réelle, où la crise est en fait née, sont terribles.

France - La colère ouvrière monte

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La colère des ouvriers monte en France contre les conséquences de la crise économique qui commencent à se faire sentir mais aussi contre les mesures antérieures « libérales » et radicales des gouvernements pour faire baisser le coût du travail.

L’on a eu des directeurs de l’entreprise Continental dans l’Oise (usine de pneumatique qui emploie 1200 ouvriers) bombardés d’œufs, les dirigeants de Sony dans les Landes et de l’usine pharmaceutique 3M à Pithiviers à côté d’Orléans ont été séquestrés contre leur gré dans un bureau. La grogne se manifeste ici contre les licenciements ou la fermeture des usines.

A Auxerre les ouvriers de Fulmen qui fabriquent des batteries pour voiture et camions ont forcé le directeur à manifester avec eux dans la rue.

La liste est longue de ces luttes d’un genre nouveau comme l’envahissement du siège social de Caterpillar à Grenoble.

Contestation du G20 - Une manifestation ou une diversion?

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Nous ne sommes pas les témoins d’une simple dégringolade financière. Nous sommes au milieu d’une grave crise du système capitaliste et cette crise perdure depuis 1971. Nous subissons aujourd’hui les effets de l’éclatement de la bulle spéculative fondée sur le capital fictif. Et ceux et celles qui en seront les victimes sont les créateurs et les créatrices de toute véritable richesse; les travailleurs et les travailleuses du monde entier.

L’irrationalité du capitalisme est mise à nue. Pour ne donner qu’un exemple, quatre millions de domiciles ne sont pas occupés aux États-Unis, mais il y a des centaines de milliers de personnes qui vivent dans des «tent cities» ou dans des parcs de maisons mobiles.

Il n’est donc pas surprenant que la colère gronde.

Conflits au Journal de Montréal et au Réveil du Saguenay

Les travailleurs et les travailleuses en lock-out méritent tout notre appui!

Le conflit opposant les quelques 250 travailleurs et travailleuses du Journal de Montréal (JdeM) à l’empire Quebecor se poursuit. Le lock-out a été décrété le 24 janvier dernier (1) et la grève fut votée trois jours plus tard à plus de 99%.

La direction du JdeM veut imposer au total une liste de 233 reculs à ses employé-e-s. Parmi ceux-ci, la convergence entre les médias du groupe, les suppressions de postes et l’allongement de la semaine de travail. La convergence signifie le droit absolu de se servir de tout le contenu rédactionnel et photographique du JdeM dans d’autres journaux et médias de Quebecor et inversement. Cette convergence causerait inévitablement des mises à pied importantes dans toutes les filiales de la compagnie. La direction veut aussi éliminer une centaine d’emplois immédiatement dans le secteur des annonces classées et des bureaux.

Le problème c’est le capitalisme mondial!

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La solution repose entre les mains de la classe ouvrière internationale

Nous subissons la plus profonde récession depuis la Seconde Guerre mondiale et mêmes les plus grands défenseurs du capitalisme prédisent que la situation ne peut qu’empirer. Pendant ce temps, ils font tout ce qu’ils peuvent pour dissimuler la véritable cause de cette crise. Les «experts» économiques font porter la faute de la situation sur des banquiers affairistes, sur des titulaires de prêts hypothécaires trop fragiles, sur les agences de notation de crédits et sur les réglementations gouvernementales. Ils font même porter la faute «sur nous tous», pour nous être trop endettés. Ils feront tout sauf admettre la réalité que c’est le système lui-même qui s’effondre.

Il n’y a qu’à voir ce que nos dirigeants nous offrent comme «solution».

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